Compa

Konpa

todayavril 17, 2022 1

Arrière-plan
share close
  • Chart track

    1

    5

    Incroyab

    Harmonik

  • Chart track

    2

    0

    Nou Tout Bèl

    ZENGLEN

  • Chart track

    3

    0

    Detente

    DJAKOUT

  • Chart track

    4

    0

    Regle Zafè w

    T Vice

  • Chart track

    5

    Viktim

    TI LUNET

Le Konpa

Le konpa Direct, (appelé en créole haïtien Konpa), est un genre musical originaire d’Haïti. Inventé par le saxophoniste et guitariste haïtien Nemours Jean-Baptiste en 1957, tandis de son Cunjunto International qui devint Ensemble Aux Callebasses naquit en 1955. Le konpa Direct dérive de la famille de la méringue haïtienne et est proche du quadrille, lui-même dérivé de la contredanse française.

En 1955, Nemours Jean-Baptiste forme en compagnie de son compère, le virtuose du saxophone Webert Sicot, le Conjunto International avec l’aide du promoteur et propriétaire de discothèque Jean Lumarc. Le 26 juillet de la même année, à la Place Sainte Anne, Port-au-Prince, l’orchestre donne son premier concert.

Quelques semaines plus tard, Webert Sicot laissa l’orchestre et sans tarder, Nemours Jean Baptiste adopta le nom de la boite de nuit où jouait tous les samedis ‘Ensemble Aux Calebasses’. D’abord basé à Kenscoff puis, peu de temps après, le night club Aux Callebasses de Jean Lumarc s’établira à Carrefour. Au début, les rythmes principaux que jouaient Nemours Jean Baptiste et ses musiciens étaient fondés sur le genre populaire Grenn Siwèl/Twoubadou. Leurs noms furent Bannann Pouyak (exemple : Padon Caporal, 78 Seeco 7736 –Année 1957) et Grenn Moudong (exemple : Chaise, 7’’ Seeco 7739 – Année 1957) ainsi que des Meringues Lentes telles « Mariage Solennel » (LP Cook 1186 – Année 1958). L’orchestre interprétait également une série de pièces originales jouées sur des rythmes cubains tels la Guaracha et le Son Montuno (Cuba).

En 1957, Nemours Jean-Baptiste (avec l’assistance des frères Duroseau -Kreudzer et Richard), inventa -graduellement- le Compas Direct s’appuyant sur le Grenn Siwèl ayant sa source dans le Vodou haïtien. C’était la naissance de tout un genre et toute une culture musicale.

La musique Urbaine cubaine basée Sur le concept Big Band des États-Unis jazz a fortement influencé le Compas Direct. La présence des instruments à vent comme le saxophone, la trompette, le trombone pour ne citer que ces instruments, et la composition même des premiers groupes pouvant compter une quinzaine de musiciens (percussions, pianiste, bassiste et plus tard avec l’avènement des mini-jazz avec en tête le groupe les Shleu Shleu, guitariste lead et guitariste secondaire) illustrent le lien entre ces deux styles musicaux. L’orchestre Tropicana d’Haïti (1963) et l’orchestre Septentrional (1949) en sont de parfaits exemples. Ce lien de filiation explique la présence du terme « band » dans les appellations choisies par de nombreux groupes : Magnum band, System Band et l’organisation des groupes autour du maestro, sorte de chef d’orchestre, leader du groupe.

Avec la contredanse Kwaze le 8  venue du sud d’Haïti, le compas participe à la culture haïtienne. Il a connu, durant la décennie 1970-1980, un grand succès dans les caraïbes et a donné naissance au zouk dans les Antilles françaises.

konpa digital

En 1986, au moment où de grands noms du compas commencent à constater que le style est en train de s’essouffler, le maestro du groupe Top-Vice, Robert-Charlot Raymonvil, introduit un nouveau concept qui deviendra un phénomène : le « compas digital » ou « compas nouvelle génération ».

Suivant les traces des pionniers Shleu Shleu, Tabou Combo, Bossa Combo, Les Ambassadeurs, Les Difficiles de Pétion-Ville, Les Gypsies de Pétion-Ville et en 1974 du Skah Shah, du Caribbean Sextet, du DP Express et des frères Widmaier (de Zéklè), ce groupe de trois musiciens apparu sur la scène Compas de Miami au sein de la communauté haïtienne fait à ses débuts l’effet d’un OVNI musical.

La présence dans le groupe d’un des piliers du compas haïtien, Henry Celestin fondateur des Difficiles de Pétionville, Les Gypsies de Pétion-Ville de Robert Martino, Scorpio d’Haïti, les As de Pétion-Ville, Mini All Stars, Top-Vice), recruté peu de temps après sa création, est déterminante : il introduit un nouveau style de rythme, basé sur une présence répétitive et rythmée de la guitare avec effets (delay, super-chorus), un vrai groove que les Haïtiens baptisent rapidement « le kite’l maché » (« Laissons tourner »), à tel point qu’on en oubliera l’absence de vrais percussionnistes (batterie, congas, campana) remplacés par une boîte à rythmes. Le synthétiseur se substitue quant à lui à la section de cuivres traditionnelle. Robert Martino avouait avoir vainement tenté de mettre au point depuis l’époque du Scorpio d’Haïti en 1976.

Toute une génération de jeunes musiciens (Digital Exprex d’Ansyto Mercier, Sweet Micky, Carimi, Konpa Kreyol, Degré Konpa, Ti-Kabzy, T-Vice, etc.) vont profiter de cette opportunité pour rafraîchir le Compas Direct et l’ouvrir à des influences musicales telles que le rap, le hip-hop, le r’n’b, le reggae et le ragga. Il faut aussi souligner l’impact sur le marché antillais du clavier Ansyto Mercier et son groupe Digital Express au début des années 1990.

Et pourtant le style a su conquérir une bonne partie de amoureux du compas et surtout eu le mérite de renouveler la base de fans en attirant aux bals un jeune public qui ne s’y intéressait plus du tout.


Compa

Rate it
0%